J'ai voulu peindre un bouquet de ma main, J'ai choisi les couleurs des roses du jardin, Elles sont fraiches écloses, et balancent au vent J'aime mon aquarelle. Je les ai pour longtemps !
Las, seront demain sur le rosier fanées, Me restera seulement le don de leur beauté, Qu'à ma façon, je suis sûre de garder Dans mon giron, et d'immortaliser.
Toute de simplicité, j'ai empli ma maison Ces riens que j'aime, qui heureuse me font. Je sens en moi leurs souvenirs charmants.
Car j'adore les fleurs, et l'orage, et le vent. Peut-être trouverai-je comme un charme d'antan A mon jardin, l'hiver, quand il sera tremblant.
Je parle à la forêt, j'en appelle aux montagnes Dites-moi voulez-vous, qui sont tous ces profanes Qui n'ont pas pris le temps de regarder, d'entendre Qui ont tout oublié du bonheur d'être tendre ?
Je cherche en vain sur terre l'homme " tout court" Et qui sache écouter, et voir et regarder Et qui sache sourire avec un peu d'amour Quand l'autre, ici-bas, a besoin d'être aimé.
Qu'il cherche sa chaleur et son regard sauveur. Un homme enfin qui aime et que j'aime à mon tour Car il serait enfin alors digne d'amour...
Aucune collection présente en sa splendeur Ce bel objet si rare partout aux alentours Il nous faut le trouver : et qu'éclose l'amour !
Je rêve des couleurs que m'apporte l'automne : Les dernières chrysanthèmes sont rouges et vieil or, Et quand la feuille rousse sur la mousse s'endort, La palette est parfaite et plus rien ne détonne.
Quand les brunes châtaignes vont nous tomber du ciel On trouvera tout près des giroles nouvelles. Dans les haies le pourpres sureaux en ombrelle Voisinent en toute amitié avec les mauves prunelles.
Et si les sapins restent verts, toujours très sombres, Les chênes rouillent leurs feuilles,qui, enfin, tombent. Quant les marronniers s'affligent dans les sentiers,
Tous les petits fruits d'automne, le long des haies, De boules rouges s'assaisonnent, c'est fait exprès. Dans la brume, tout s'adoucit, même les près !
Par Ghislaine,
dimanche 11 mars 2007 à 22:07 ::Sonnets::#19::rss
J'aime les arbres en fleurs, à peine écloses J'écoute la rivière qui se repose A l'ombre des grands saules et des ajoncs, Et la truite qui glisse et mange les gardons.
Mais nous sommes en septembre et la feuille se dore, Bientôt elle voguera au fil de l'eau qui dort Et je serai rêvant et contemplant l'esquif Qui la fait ressembler à un bateau qui drisse.
Puis le vent surgira, déshabillant les arbres. Dans le soir renaitra comme fleurs qui s'attardent Un envol doré de feuilles éparpillées.
Qui mollement bercées par la bise du soir, Couvriront le jardin d'un beau tapis de moire, Puis s'en iront perdues, dans la terre mouillée.
Je suis desolée de ne pouvoir etre avec toi pour celebrer cette fete tous ensemble(et manger le gateau), mais loin des yeux ne signifie pas loin du coeur, et le mien est tout avec toi pour te souhaiter un Joyeux Anniversaire et t'envoyer des milliers de bisous!! J'avais pensé a envoyer une Sachertorte par la Poste, mais bien que la poste autrichienne soit rapide, je crois que la confiture n'aurait pas resisté :-)
Maintenant que tu as un "blog", j'espere que tu es heureuse de pouvoir partager tes beaux poemes avec le reste du monde, tout en continuant a nous faire partager en famille la richesse de ton coeur... Je t'aime!! Encore plein de bisous et mes doigts dans tes cheveux :-)
Un moyen un peu original et " dans l'air du temps" pour te souhaiter cette année ton anniversaire.
Tu connais ma passion pour les sites web
...et donc il ne pouvait être dit que tu échappes à mon " nouveau monde" !
Je t'aime, Maman !
Merci pour tes poèmes et tes tableaux,
et toutes les robes et toutes les bagues et colliers,
merci pour tout l'amour que tu nous donnes
Ô mon âme, tais toi,qui soupire sans fin Ô mon coeur, je te crois, l'Amour est incertain. Arbres, mes chers amis, à mon secours venez, Sous vos branches accueillantes je veux me reposer.
La nature tend les bras au voyageur qui passe. Elle lui sert de refuge, il peut cacher sa face, Dans l'herbe fraiches des prairies, Où, aimables, les petites fleurs, lui sourient.
Et les troncs qui gémissent, blessés par la tempête, Sont autant nos amis compatissants peut être, On peut toucher leurs plaies béantes assurément.
Et vivre leur Amour qui ne demande rien Eux qui poussent sur terre pour nous faire du bien Et nous montrent ici-bas un coin de firmament.
Par Claudine,
lundi 26 février 2007 à 22:49 ::Sonnets::#13::rss
Dans un beau dégradé de gris Très lentement s'en va la nuit. Je l'ai passée toute éveillée A attendre, à être près de vous, à participer.
J'ai voulu que mon coeur réchauffe vos deux coeurs. Le coeur d'une famille, le coeur d'un nid, Le creuset du bonheur, d'un tout petit, Qui dit touours présent. Vibrante fleur.
De l'amour parental point de faiblit, Car il est primordial pour toute une vie Nous savons maintenant, que tant nous manquent
Ceux qui au ciel reposent. Mais cette nuit Ils guident le voyage de leurs petits. N'oublies pas, non, n'oublies pas? Chéri, un enfant jamais ne se renie !
Par Claudine,
samedi 24 février 2007 à 15:12 ::Sonnets::#12::rss
Comme le ciel est blanc ce matin ! Comme la terre est froide, ce matin ! Comme l'été est loin, ce matin ! Comme ce vingtième siècle est mesquin, ce matin !
Ce fut un siècle de haine épuisant. L'homme y fut malheureux, c'est évident. Il finit sans son dieu, c'est vraiment dérangeant, Car cet homme arrogant, n'a pas, et pour longtemps,
Transcendé sa spiritualité, son esprit divin. On se dévalue à vivre sans âme, sans entrain. Qui le comprendra ? Notre monde est fou.
Oui, pourtant, l'étincelle est là, on le sent bien. Toi, qui doit regénérer le siècle qui vient, Lève toi, Seigneur, et marche avec nous !
Par Claudine,
samedi 24 février 2007 à 14:54 ::Sonnets::#11::rss
Dans le jardin, tout rose, un bel hortensia fleurissait. Une multitude de boules de fleurs, tout un angle, parait. Dans le mauvais temps elles ont résisté, elles sont toutes là. Que c'est délicat et si reposant, les fleurs d'hortensia !
Même dans le froid de ce pauvre été, Tout au fil des jours, elles ont formé Un coin de printemps de longue durée. Et moi j'ai voulu les remercier :
J'ai pris mes pinceaux et j'ai travaillé Pour garder longtemps aussi frais et gais, Les beaux hortensias dont j'avais rêvé.
A petits coups, à petits pas, ici et là Un coin de ciel, quelques brins d'herbe, n'est ce pas... Un peu de rose, de rouge, de mauve.... les voilà, mes hortensias.
Par Claudine,
samedi 24 février 2007 à 14:45 ::Sonnets::#10::rss
Encore un jour fini. Claire est la nuit. Elle s'avance en silence, elle efface les bruits. Dans les étoiles chante et s'écrit le destin. Et si je suis vivante, je le retrouverai demain.
Cette nuit, le repos apporte ses bienfaits, C'est un troublant bonheur et qui me satisfait. C'est se dire que dormir nous régénèrera, C'est le tempo qu'il nous faut pour se retrouver là.
De pauvres petits êtres, qui doivent s'allonger Pour permettre au cerveau de se revigorer... Et tout être vivant, oui, bien sûr en est là.
Puisqu'on aime la vie, on s'exécute ici. Vous avez bien compris, faites ce qu'on vous dit : C'est la loi de la nature, qu'on ne transgresse pas.
Par Claudine,
samedi 24 février 2007 à 14:38 ::Sonnets::#9::rss
Ce matin, l'air est calme et l'orage est passé. Le feu du ciel s'éteint et l'on respire ici. Il coule dans mon coeur une innocente pluie. Les couleurs revivent, les pompoms roses sont enjoués.
J'aime la douceur du gris après la pluie. C'est une pause de candeur dans notre vie. On se sent propore et je revis comme un oiseau Qui a trouvé dans les allées un vermisseau.
Puisque manger, se bien nourrir, est nécessaire Il faut savoir s'impliquer et savoir faire Le nectar, l'ambroisie, sont le domaine des dieux.
Quand la terre revit, elle prodigue ses fruits, Dans le désert la mâne, ou bien alors l'oublie... Dans chaque cas il faut dire : merci, mon Dieu !
Par Claudine,
dimanche 18 février 2007 à 17:12 ::Introduction::#8::rss
De lointains grondements nous annoncent l'orage. Un vent fort se lève qui fraichit l'atmosphère. De lours nuages gris opacifient notre air. Les oiseaux se sont tus, ils manquent de courage
Pour affronter le ciel ; inquiets, ils se cachent Et le soleil, livide, reparait tout à coup, Un grand coup de tonnerre...dans mon coeur qui bout. Ainsi, on se projette forcément dans l'espace.
Le crépuscule, trop tôt, sur la terre, s'est penché Et tout de gris et noir, il l'a enveloppée. Le silence oppressant me raccourcit le souffle.
Dieu que la vie est dure et que l'espoir faiblit. J'ai envie de crier et pourtant je ne puis. Ô vous qui m'écoutez, vous là-haut, moi j'étouffe.