Les fleurs

J'ai voulu peindre un bouquet de ma main,
J'ai choisi les couleurs des roses du jardin,
Elles sont fraiches écloses, et balancent au vent
J'aime mon aquarelle. Je les ai pour longtemps !

Las, seront demain sur le rosier fanées,
Me restera seulement le don de leur beauté,
Qu'à ma façon, je suis sûre de garder
Dans mon giron, et d'immortaliser.

Toute de simplicité, j'ai empli ma maison
Ces riens que j'aime, qui heureuse me font.
Je sens en moi leurs souvenirs charmants.

Car j'adore les fleurs, et l'orage, et le vent.
Peut-être trouverai-je comme un charme d'antan
A mon jardin, l'hiver, quand il sera tremblant.

24 septembre 2000

Je le cherche

Je parle à la forêt, j'en appelle aux montagnes
Dites-moi voulez-vous, qui sont tous ces profanes
Qui n'ont pas pris le temps de regarder, d'entendre
Qui ont tout oublié du bonheur d'être tendre ?

Je cherche en vain sur terre l'homme " tout court"
Et qui sache écouter, et voir et regarder
Et qui sache sourire avec un peu d'amour
Quand l'autre, ici-bas, a besoin d'être aimé.

Qu'il cherche sa chaleur et son regard sauveur.
Un homme enfin qui aime et que j'aime à mon tour
Car il serait enfin alors digne d'amour...

Aucune collection présente en sa splendeur
Ce bel objet si rare partout aux alentours
Il nous faut le trouver : et qu'éclose l'amour !

22 septembre 2000

COULEURS D'AUTOMNE

Je rêve des couleurs que m'apporte l'automne :
Les dernières chrysanthèmes sont rouges et vieil or,
Et quand la feuille rousse sur la mousse s'endort,
La palette est parfaite et plus rien ne détonne.

Quand les brunes châtaignes vont nous tomber du ciel
On trouvera tout près des giroles nouvelles.
Dans les haies le pourpres sureaux en ombrelle
Voisinent en toute amitié avec les mauves prunelles.

Et si les sapins restent verts, toujours très sombres,
Les chênes rouillent leurs feuilles,qui, enfin, tombent.
Quant les marronniers s'affligent dans les sentiers,

Tous les petits fruits d'automne, le long des haies,
De boules rouges s'assaisonnent, c'est fait exprès.
Dans la brume, tout s'adoucit, même les près !

1er septembre 2000

Septembre

J'aime les arbres en fleurs, à peine écloses
J'écoute la rivière qui se repose
A l'ombre des grands saules et des ajoncs,
Et la truite qui glisse et mange les gardons.

Mais nous sommes en septembre et la feuille se dore,
Bientôt elle voguera au fil de l'eau qui dort
Et je serai rêvant et contemplant l'esquif
Qui la fait ressembler à un bateau qui drisse.

Puis le vent surgira, déshabillant les arbres.
Dans le soir renaitra comme fleurs qui s'attardent
Un envol doré de feuilles éparpillées.

Qui mollement bercées par la bise du soir,
Couvriront le jardin d'un beau tapis de moire,
Puis s'en iront perdues, dans la terre mouillée.

1er septembre 2000

Bon anniversaire!!

Je suis desolée de ne pouvoir etre avec toi pour celebrer cette fete tous ensemble(et manger le gateau), mais loin des yeux ne signifie pas loin du coeur, et le mien est tout avec toi pour te souhaiter un Joyeux Anniversaire et t'envoyer des milliers de bisous!! J'avais pensé a envoyer une Sachertorte par la Poste, mais bien que la poste autrichienne soit rapide, je crois que la confiture n'aurait pas resisté :-) Maintenant que tu as un "blog", j'espere que tu es heureuse de pouvoir partager tes beaux poemes avec le reste du monde, tout en continuant a nous faire partager en famille la richesse de ton coeur... Je t'aime!! Encore plein de bisous et mes doigts dans tes cheveux :-)

Ta Juju

De jumeau à jumeau

(Etat provisoire)

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Bon Anniversaire Maman

Un moyen un peu original et " dans l'air du temps" pour te souhaiter cette année ton anniversaire.
Tu connais ma passion pour les sites web
...et donc il ne pouvait être dit que tu échappes à mon " nouveau monde" !

Je t'aime, Maman !
Merci pour tes poèmes et tes tableaux,
et toutes les robes et toutes les bagues et colliers,
merci pour tout l'amour que tu nous donnes

A toi
Ta Claudine

Les Arbres

Ô mon âme, tais toi,qui soupire sans fin
Ô mon coeur, je te crois, l'Amour est incertain.
Arbres, mes chers amis, à mon secours venez,
Sous vos branches accueillantes je veux me reposer.

La nature tend les bras au voyageur qui passe.
Elle lui sert de refuge, il peut cacher sa face,
Dans l'herbe fraiches des prairies,
Où, aimables, les petites fleurs, lui sourient.

Et les troncs qui gémissent, blessés par la tempête,
Sont autant nos amis compatissants peut être,
On peut toucher leurs plaies béantes assurément.

Et vivre leur Amour qui ne demande rien
Eux qui poussent sur terre pour nous faire du bien
Et nous montrent ici-bas un coin de firmament.

26 Août 2000

Virus

Il est une heure du matin,
Dans mon doux lit j'essaie en vain
De trouver le sommeil léger,
Qui fait planer le corps blessé.

Mais le virus est le plus fort,
Dans la nuit plus méchant encore.
Et si je combats, il attaque.
Pour me soumettre, il se braque.

Mais avec l'aide de la science,
Mon corps vaincra cette puissance.
Même si j'en sors affaiblie.

Face à de telles compétences,
Ö ma volonté, omniprésente,
C'est lui qui reculera. Détruit !

26 Août 2000

L'enfant

Dans un beau dégradé de gris
Très lentement s'en va la nuit.
Je l'ai passée toute éveillée
A attendre, à être près de vous, à participer.

J'ai voulu que mon coeur réchauffe vos deux coeurs.
Le coeur d'une famille, le coeur d'un nid,
Le creuset du bonheur, d'un tout petit,
Qui dit touours présent. Vibrante fleur.

De l'amour parental point de faiblit,
Car il est primordial pour toute une vie
Nous savons maintenant, que tant nous manquent

Ceux qui au ciel reposent. Mais cette nuit
Ils guident le voyage de leurs petits.
N'oublies pas, non, n'oublies pas? Chéri, un enfant jamais ne se renie !

20 août 2000

XXème siècle

Comme le ciel est blanc ce matin !
Comme la terre est froide, ce matin !
Comme l'été est loin, ce matin !
Comme ce vingtième siècle est mesquin, ce matin !

Ce fut un siècle de haine épuisant.
L'homme y fut malheureux, c'est évident.
Il finit sans son dieu, c'est vraiment dérangeant,
Car cet homme arrogant, n'a pas, et pour longtemps,

Transcendé sa spiritualité, son esprit divin.
On se dévalue à vivre sans âme, sans entrain.
Qui le comprendra ? Notre monde est fou.

Oui, pourtant, l'étincelle est là, on le sent bien.
Toi, qui doit regénérer le siècle qui vient,
Lève toi, Seigneur, et marche avec nous !

18 Août 2000

Hortensia

Dans le jardin, tout rose, un bel hortensia fleurissait.
Une multitude de boules de fleurs, tout un angle, parait.
Dans le mauvais temps elles ont résisté, elles sont toutes là.
Que c'est délicat et si reposant, les fleurs d'hortensia !

Même dans le froid de ce pauvre été,
Tout au fil des jours, elles ont formé
Un coin de printemps de longue durée.
Et moi j'ai voulu les remercier :

J'ai pris mes pinceaux et j'ai travaillé
Pour garder longtemps aussi frais et gais,
Les beaux hortensias dont j'avais rêvé.

A petits coups, à petits pas, ici et là
Un coin de ciel, quelques brins d'herbe, n'est ce pas...
Un peu de rose, de rouge, de mauve.... les voilà, mes hortensias.

17 Août 2000

Dormir

Encore un jour fini. Claire est la nuit.
Elle s'avance en silence, elle efface les bruits.
Dans les étoiles chante et s'écrit le destin.
Et si je suis vivante, je le retrouverai demain.

Cette nuit, le repos apporte ses bienfaits,
C'est un troublant bonheur et qui me satisfait.
C'est se dire que dormir nous régénèrera,
C'est le tempo qu'il nous faut pour se retrouver là.

De pauvres petits êtres, qui doivent s'allonger
Pour permettre au cerveau de se revigorer...
Et tout être vivant, oui, bien sûr en est là.

Puisqu'on aime la vie, on s'exécute ici.
Vous avez bien compris, faites ce qu'on vous dit :
C'est la loi de la nature, qu'on ne transgresse pas.

17 Août 2000

Après l'orage

Ce matin, l'air est calme et l'orage est passé.
Le feu du ciel s'éteint et l'on respire ici.
Il coule dans mon coeur une innocente pluie.
Les couleurs revivent, les pompoms roses sont enjoués.

J'aime la douceur du gris après la pluie.
C'est une pause de candeur dans notre vie.
On se sent propore et je revis comme un oiseau
Qui a trouvé dans les allées un vermisseau.

Puisque manger, se bien nourrir, est nécessaire
Il faut savoir s'impliquer et savoir faire
Le nectar, l'ambroisie, sont le domaine des dieux.

Quand la terre revit, elle prodigue ses fruits,
Dans le désert la mâne, ou bien alors l'oublie...
Dans chaque cas il faut dire : merci, mon Dieu !

15 août 2000

Orage

De lointains grondements nous annoncent l'orage.
Un vent fort se lève qui fraichit l'atmosphère.
De lours nuages gris opacifient notre air.
Les oiseaux se sont tus, ils manquent de courage

Pour affronter le ciel ; inquiets, ils se cachent
Et le soleil, livide, reparait tout à coup,
Un grand coup de tonnerre...dans mon coeur qui bout.
Ainsi, on se projette forcément dans l'espace.

Le crépuscule, trop tôt, sur la terre, s'est penché
Et tout de gris et noir, il l'a enveloppée.
Le silence oppressant me raccourcit le souffle.

Dieu que la vie est dure et que l'espoir faiblit.
J'ai envie de crier et pourtant je ne puis.
Ô vous qui m'écoutez, vous là-haut, moi j'étouffe.

14 août 2000


Justine nous berce
envoyé par crocknotes