De lointains grondements nous annoncent l'orage.
Un vent fort se lève qui fraichit l'atmosphère.
De lours nuages gris opacifient notre air.
Les oiseaux se sont tus, ils manquent de courage

Pour affronter le ciel ; inquiets, ils se cachent
Et le soleil, livide, reparait tout à coup,
Un grand coup de tonnerre...dans mon coeur qui bout.
Ainsi, on se projette forcément dans l'espace.

Le crépuscule, trop tôt, sur la terre, s'est penché
Et tout de gris et noir, il l'a enveloppée.
Le silence oppressant me raccourcit le souffle.

Dieu que la vie est dure et que l'espoir faiblit.
J'ai envie de crier et pourtant je ne puis.
Ô vous qui m'écoutez, vous là-haut, moi j'étouffe.

14 août 2000