Ô mon âme, tais toi,qui soupire sans fin
Ô mon coeur, je te crois, l'Amour est incertain.
Arbres, mes chers amis, à mon secours venez,
Sous vos branches accueillantes je veux me reposer.

La nature tend les bras au voyageur qui passe.
Elle lui sert de refuge, il peut cacher sa face,
Dans l'herbe fraiches des prairies,
Où, aimables, les petites fleurs, lui sourient.

Et les troncs qui gémissent, blessés par la tempête,
Sont autant nos amis compatissants peut être,
On peut toucher leurs plaies béantes assurément.

Et vivre leur Amour qui ne demande rien
Eux qui poussent sur terre pour nous faire du bien
Et nous montrent ici-bas un coin de firmament.

26 Août 2000