J'aime les arbres en fleurs, à peine écloses
J'écoute la rivière qui se repose
A l'ombre des grands saules et des ajoncs,
Et la truite qui glisse et mange les gardons.

Mais nous sommes en septembre et la feuille se dore,
Bientôt elle voguera au fil de l'eau qui dort
Et je serai rêvant et contemplant l'esquif
Qui la fait ressembler à un bateau qui drisse.

Puis le vent surgira, déshabillant les arbres.
Dans le soir renaitra comme fleurs qui s'attardent
Un envol doré de feuilles éparpillées.

Qui mollement bercées par la bise du soir,
Couvriront le jardin d'un beau tapis de moire,
Puis s'en iront perdues, dans la terre mouillée.

1er septembre 2000